
Bilatérales III : kilowatts sous pression
La Suisse branche son énergie… et sa souveraineté?
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La Suisse branche son énergie… et sa souveraineté?

Derrière chaque déchet, se cache la même mécanique: un produit conçu pour être jeté, fabriqué loin d’ici, dans le cadre d’un système de libre-échange qui favorise la circulation des biens – mais jamais celle des responsabilités.

De nombreuses décisions prises par les populations pour le bien commun sont piétinées allègrement grâce aux accords de libre-échange. Des lois décidées démocratiquement sont bafouées, des normes sanitaires et environnementales sont méprisées, des savoir-faire disparaissent et les valeurs universelles sont foulées aux pieds par les multinationales qui seules profitent des accords de libre-échange.

Derrière le langage de l’équité, il s’agit en réalité de forcer des pays à s’aligner sur les choix stratégiques des États-Unis. Ce que pratique Trump n’est pas du protectionnisme mais bien une guerre commerciale.

Une interview de Willy Cretegny par Michel Baumann – Merci La Vie!

D’un côté, les taxes réduites ou exemptées représentent des sommes colossales soustraites aux budgets des Etats. De l’autre, la facture des dégâts environnementaux et sociaux est à charge des individus et des collectivités. Au total, ces pertes sont inquantifiables, mais bien « durables »…

Les effets néfastes de l’accord de libre-échange avec le MERCOSUR sur l’agriculture ne se feront pas seulement sentir en Suisse, mais également dans les pays signataires : Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay. Luttons contre cet accord, pour des échanges respectueux des producteur·ices et de la souveraineté des peuples!

L’accord de libre-échange Suisse-MERCOSUR soulève de graves inquiétudes du point de vue environnemental.

Un excellent article de Lara Baranzini paru dans la revue Ex Aequo n°88 de mars 2025. Un appel à un nouveau modèle économique mondial, basé sur une nouvelle forme de protectionnisme, non plus conçu comme un simple outil de défense des marchés, mais comme un moyen pour bâtir une économie mondiale plus juste, plus équitable et plus respectueuse des équilibres écologiques nécessaires pour faire face aux crises environnementales actuelles et futures.

Dans toute la Suisse le constat est le même: la viticulture est en crise. Récemment encore, les médias ont parlé de rémunération ne couvrant pas les coûts et mis en avant l’arrachage de vignes comme une possible solution… Mais ces manières d’aborder le problème passent sous silence la cause majeure de cette crise (= la concurrence des vins étrangers) et les moyens d’y remédier (contingents de volume ; attribution des contingents selon prestations à la production suisse).
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